Remise de l’étude diagnostic sur l’église

Télégramme 07/07/2017
Présentation de l’étude diagnostic en réunion publique le 03 juillet 2017

La municipalité de Minihy-Tréguier, maître d’ouvrage avec les Bâtiments de France,  a organisé une réunion publique le 3 juillet dernier pour présenter les conclusions de l’étude diagnostic  commanditée pour l’édifice.

Cette réunion a reçu un très bon accueil de la part des très nombreuses personnes présentes. L’exposé a permis de mesurer et de comprendre l’ampleur des travaux à réaliser. A ce jour une première estimation des travaux s’élève à 1,6 million d’euros uniquement pour l’aspect immobilier.

Problèmes structurels de l’église

L’édifice primitif est la chapelle érigée selon la demande de  Saint Yves en 1293 sur son domaine de Kermartin. C’est donc bien « l’église Mère » de toutes les églises saint Yves érigées dans le monde entier.
La chapelle a subi de très nombreuses modifications architecturales au fil des années. Une première modification sera l’adjonction d’une travée comprenant  la partie chœur au XIVe.

  • Au XVe, une première tour des cloches est ajoutée à l’édifice.
  • Au XIXe, cette tour est démontée. Une travée supplémentaire vient agrandir l’église. Une nouvelle tour des cloches bien plus imposante remplace la précédente.
  • L’adjonction de  pinacles sur les contreforts et les chéneaux viennent parachever la construction pour nous la transmettre telle que nous la connaissons aujourd’hui.   C’est à cette époque qu’une ceinture de béton vient surélever les murs de l’église et englober les pieds de charpente.

Toutes ces modifications successives entrainent d’importants points de faiblesse dans l’unité de l’édifice. De larges fissures apparaissent à ces endroits et entrainent d’autres désordres en cascades. Les pathologies les plus importantes enregistrées à ce jour sont  les suivantes. :

  • Le dévers de l’édifice vers l’ouest probablement dû au tassement du sous-sol sous le poids du clocher
  • Le dévers du pignon de la sacristie vers le sud
  • L’écartement des voûtes

Des témoins de surveillance ont été posés. Une étude pressiométrique complète  est à prévoir pour s’assurer de la stabilité  du sous- sol au droit de la tour des cloches avant d’engager un drainage complet de l’édifice.

La municipalité a signé l’ordre de mission pour un début de travaux le 21 août. Le montant des travaux s’élève à  4 000€. Les résultats de ces sondages permettront de connaître les priorités de travaux à engager : consolidation des fondations, travaux de drainage de l’ensemble du pourtour de l’édifice.

L’association soutiendra financièrement l’engagement de la municipalité grâce à vos adhésions, dons, participations aux manifestations.

Écartement des voûtes

Cet écartement peut être la conséquence d’une poussée excessive des voûtes barlongues de la nef ou/et d’une poussée de la charpente. En effet, celle-ci présente dans son état actuel deux défauts de conception :

  • La charpente est rendue solidaire aux maçonneries par l’encastrement des entraits dans la ceinture de béton rajoutée à l’édifice
  • Les tirants, en remplacement des entraits d’origine, sont sources d’une mauvaise transmission des charges.

Il est envisagé une démolition de la semelle en béton existante en arase des murs. Le dégagement des pieds de charpente noyés dans le béton. Une maçonnerie de moellon et la démolition de la gouttière existante pour création d’un chéneau en plomb plus large.

Il est envisagé de casser et déposer la ceinture de béton rapportée, reposer des pierres de parement, élargir le chéneau, découper et retravailler la charpente pour la repositionner sur la nouvelle  sablière. Reconstituer un chéneau plus large et isoler au plomb contre les infiltrations d’eau. Il s’agit là d’un très important et onéreux chantier en perspective.     

  Autres problèmes

  • De nombreux moellons de fondation à jour et déchaussés en façade Nord, Sud, Est.
  • Une forte altération des pierres de glacis de contreforts nécessite plusieurs échanges de pierres.
  • Aucune gouttière n’est reliée au réseau d’eaux pluviales. Toutes se déversent en pied des murs favorisant les remontées d’humidité. Il est nécessaire de raccorder toutes les gouttières au réseau d’eaux pluviales à prévoir. Rechaussement des fondations, remplacement de plusieurs pierres.
  • L’étanchéité des chéneaux est inefficace et favorise les descentes d’eau par le haut des murs. Prévoir l’étanchéité sur toute la longueur des chéneaux.
  • Absence d’étanchéité des terrasses du clocher, les eaux pluviales s’infiltrent le long de la tour. Étanchéité des terrasses de clocher à prévoir en plomb.
  • De nombreux joints de maçonnerie ont disparu. Présence de lichens et de mousses dans les joints lacunaires. Les joints existants extérieurement, intérieurement et au sol sont en ciment favorisant donc l’accumulation d’humidité dans les murs. Prévoir le rejointoiement à la chaux et au sable des pierres intérieurement, extérieurement  sur tout l’édifice et le pavage intérieur.
  • Voûtes intérieures : Desquamation des enduits des voûtes et nombreuses fissures. Décapage et enduit nouveau à la chaux.
  • Réseau électrique : Le réseau électrique est obsolète. Les câbles électriques ne sont pas protégés extérieurement. Le boitier électrique se trouve sous l’égout de toit à l’est de la sacristie. La sacristie n’a aucune gouttière. Réseau électrique entièrement à revoir et sécuriser.
  • Système de chauffage : le système existant apportant un différentiel calorifique important en peu de temps favorise la formation d’une importante condensation dans l’édifice. Le remplacement du système de chauffage est à envisager.
  • Charpente : de nombreuses pièces en aubier sont attaquées par les insectes.  Plusieurs entraits sont à remplacer ou consolider. Remplacement de plusieurs pièces de charpente  en aubier. Traitement de la totalité de la charpente.
  • Paratonnerre : Le paratonnerre non conforme a été remplacé par la municipalité en mai 2017. (7 000€)
  • Les vitraux : Tous les vitraux sont à reprendre au niveau des plombs d’assemblages.  De nombreuses microfissures apparaissent sur chaque vitrail. Les grilles de protection sont à remplacer pour 6vitraux sur 7. Deux des vitraux côté nord menacent de s’effondrer partiellement. Reprise de tous les vitraux à prévoir et en urgence dépose des vitraux 1 et 3 nord.

La municipalité a voté la prise en charge de la restauration des deux vitraux côté nord. Ils seront déposés fin septembre et ne reviendront qu’en toute fin d’année après une importante restauration pour une valeur de 28 097€.

 

Les travaux de conservation sur mobilier

Des travaux urgents sont nécessaires pour la conservation du tableau présentant le testament de saint Yves. Les dossiers de demandes d’inscription et/ou  de classement à l’Inventaire des Monuments Historiques de plusieurs pièces du mobilier sont en cours.

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